Le burn-out est une réalité sérieuse.

Il mérite mieux que des approximations.

À force d’utiliser ce terme pour des situations très différentes — fatigue, désengagement, conflit — on finit par brouiller les repères.

Le burn-out ne se résume pas à un ressenti passager. Selon la Classification internationale des maladies de l’OMS (CIM-11), il s’agit d’un phénomène professionnel lié à un stress chronique au travail qui n’a pas été maîtrisé. Il justifie une évaluation adaptée et une prise en charge sérieuse.

Entre une fatigue professionnelle, un désaccord managérial ou une perte de motivation, les réponses ne sont pas les mêmes.

Les confondre, c’est déjà mal traiter le problème et ce glissement n’est pas neutre.

Il simplifie les situations. Il évite de nommer ce qui dérange. Il permet parfois de contourner les responsabilités — individuelles comme organisationnelles.

Car parler de burn-out, c’est souvent éviter d’aller voir plus loin : une charge de travail mal calibrée, un management inadapté, une organisation incohérente ou, parfois, un désengagement réel qu’on ne sait pas qualifier.

À force de tout appeler burn-out, on ne traite plus rien correctement. Ni les personnes, que l’on enferme dans un diagnostic flou, ni les organisations, que l’on dispense de se remettre en cause précisément.

Remettre de la rigueur dans les mots,

c’est déjà remettre de la rigueur dans l’action.

Et dans ce domaine, l’imprécision a toujours un coût.

D’abord pour l’Homme, ensuite pour l’organisation.


En savoir plus sur Décider dans le réel

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Ouvrir la discussion

Vous pouvez ouvrir la discussion.

Exprimez votre point de vue

Votre nom et votre adresse électronique sont nécessaires ; votre adresse ne sera pas publiée.